Offre de stage Master 2 (6 mois – 2026)
Analyse de la faisabilité du co-usage aquaculture / éolien offshore
Contexte
Les sites offshores sont actuellement perçus comme des espaces potentiels d’expansion de l’aquaculture présentant plusieurs avantages tels qu’une grande capacité de charge, une réduction des conflits avec d’autres usages, un impact limité sur les activités côtières, un risque faible de propagation des maladies
entre espèces et un affranchissement des contaminations d’origine tellurique. Depuis plusieurs années, de nombreux pays européens se sont fixés des objectifs ambitieux en matière de développement de l’énergie éolienne offshore avec l’installation de 300 GW à horizon 2050 (dont 45 WG pour la France d’ici 2050) pour une capacité installée de 37 GW en 2024 (dont 1,5 GW en France) (WindEurope, 2024). Le rythme de développement devrait donc s’accélérer dans les années à venir pour tenir les objectifs européens. Dans ce contexte, ce co-usage de zones par ces deux secteurs est souvent présenté comme une opportunité de maximiser la productivité économique de l’espace marin grâce à un partage des risques et des coûts liés à la maintenance et aux opérations, aux phases de transport et d’installation. Cependant seuls quelques projets pilotes (par ex., UNITED, ULTFARMS, OLAMUR) ont vu le jour jusqu’à présent. En effet, le développement du co-usage aquaculture / éolien offshore soulève des questions en matière de modèle alimentaire ; de viabilité
économique de l’activité aquacole ; d’organisation et de gouvernance de cette filière ; d’acceptabilité sociale ; de contraintes réglementaires ; de faisabilité technologique ; d’impact environnemental (par ex. écotoxicologie, émission carbone).
Dans le cadre de ce stage, il s’agira de mener une analyse PESTEL (Politique, Économique, Socioculturel, Technologique, Écologique, Légal) permettant d’identifier les risques et opportunités d’un tel co-usage.
Activités prévues
Pour réaliser ce travail la ou le stagiaire devra mener :
• Une analyse de la littérature scientifique
• Un état de l’art des projets existants à l’étranger
• Des entretiens semi-directifs auprès d’acteurs clés des secteurs en France (développeurs éoliens,
Comité National Conchylicole, Comités Régionaux Conchylicoles, etc.), de scientifiques mais aussi des
acteurs impliqués dans les projets pilotes à l’étranger.
• Des échanges techniques seront également réalisés avec les différentes entités de l’énergéticien
européen EnBW et sa filiale française EnBW Valeco Offshore qui co-encadrera ce stage
• Une analyse de ces entretiens à partir du cadre PESTEL
• La rédaction d’un rapport de synthèse
Environnement professionnel
L’UMR AMURE est un laboratoire de recherche interdisciplinaire en sciences humaines et sociales, spécialisé dans les enjeux maritimes et littoraux. Chaque année, le laboratoire accueille plusieurs stagiaires de M2 offrant un cadre stimulant pour le travail et la construction d’un premier réseau professionnel. Le stage sera basé à l’Ifremer, établissement de référence en sciences et technologies de la mer. Le/la stagiaire sera physiquement localisé.e dans les locaux de l’IUEM (Institut Universitaire Européen de la Mer) qui est à proximité immédiate des locaux de l’Ifremer et qui héberge l’UMR AMURE ainsi que d’autres laboratoires spécialisés en sciences de la mer (écologie, physique, géographie, etc.).
Profil requis
Étudiant·e en Master 2 ou en école d’ingénieur dans le domaine des sciences humaines et sociales
appliquées à la gestion de l’environnement (géographie, sciences politiques, économie de l’environnement,
sciences halieutiques et aquacoles…)
Période : Printemps-été 202X (6 mois)
Lieu : Brest – UMR AMURE
Encadrement : Céline Jacob, Adeline Bas et Sophie Léonardi (IFREMER – UMR AMURE)
Profil requis
Étudiant·e en Master 2 ou en école d’ingénieur dans le domaine des sciences humaines et sociales appliquées à la gestion de l’environnement (sociologie, géographie, psychologie sociale, sciences politiques, sciences halieutiques et aquacoles…).
Compétences et niveau attendu
- Connaissances des enjeux des secteurs maritimes et des milieux côtiers et marins
- Bonnes capacités rédactionnelles et de synthèse
- Aisance relationnelle et capacité à interagir avec des acteurs variés
- Organisation, rigueur et autonomie
- Bon niveau d’anglais (analyse de littérature scientifique et potentiels entretiens avec les acteurs
étrangers
Pour candidater merci d’envoyer un CV et une lettre de motivation conjointement à:
- celine.jacob/at/ifremer.fr
- adeline.bas/at/ifremer.fr
- sophie.leonardi/at/ifremer.fr
Date limite
Jusqu’au 15 janvier 2026.

