Monsieur CROMMELYNCK DAVID
soutiendra une thèse de doctorat en sciences économiques sur le sujet suivant :
« Protéger ou développer ? Une analyse des effets des aires protégées sur les finances des communes françaises »
Le jury sera ainsi composé :
– M. BEAUMAIS OLIVIER, Professeur des universités, Université de Rouen Normandie – ROUEN
– MME BINET MARIE-ESTELLE, Professeure des universités, Univ. de Bretagne Occidentale – PLOUZANE
– M. LEPRINCE MATTHIEU, Professeur des universités, Univ. de Bretagne Occidentale – PLOUZANE
– MME PATY SONIA, Professeure des universités, Université Lumière Lyon 2 – ECULLY
– MME RAMBONILAZA TINA, Directrice de recherche, INRAE – Institut Agro Dijon – DIJON
– M. SCEMAMA PIERRE, Cadre de recherche, IFREMER – PLOUZANE
– M. THEBAUD OLIVIER, Cadre de recherche, IFREMER – Centre Bretagne – PLOUZANE
– MME WITTE ISABELLE, Ingénieure de recherche, Muséum Nat. Histoire Naturelle – PARIS 05EME
- Titre : Protéger ou développer ? Une analyse des effets des aires protégées sur les finances des communes françaises
- Mots clés : aires protégées, richesse fiscale, biodiversité, communes, économétrie spatiale.
Résumé : Cette thèse étudie comment conservation de la biodiversité et développement territorial s’articulent en analysant les effets fiscaux et socio économiques des aires protégées sur les communes françaises. La thèse se distingue par le choix d’une échelle communale, à la fois unité de décision et d’observation des finances locales et s’appuie sur un ensemble de données harmonisées couvrant la période 1985-2021. En mobilisant des approches économétriques et spatiales variées, cette thèse vise à isoler les effets propres des politiques de protection, à distinguer les effets de sélection des causalités réelles et à mettre en évidence les interdépendances territoriales liées à la conservation de la biodiversité. Les analyses menées révèlent que la logique de désignation des aires protégées revient à cibler des territoires à fort enjeu de biodiversité, mais qu’elle reste partiellement influencée par des considérations socio-économiques locales. Par ailleurs, si les aires protégées peuvent engendrer des contraintes sur les territoires et donc sur leur développement, elles n’entraînent pas nécessairement une perte de richesse fiscale par habitant. En montrant que les effets positifs des protections s’étendent souvent au-delà des frontières administratives des communes concernées, cette thèse va dans le sens d’une gouvernance écologique plus intégrée.
- Title : Protect or develop ? An analysis of the effects of protected areas on the finances of French municipalities
- Keywords : protected areas, fiscal wealth, biodiversity, municipalities, spatial econometrics.
Abstract : This thesis examines how biodiversity conservation and territorial development interact by analyzing the fiscal and socio economic effects of protected areas on French municipalities. It stands out by adopting the municipal scale as the level of analysis, a unit that is both one of decision making and observation of local finances, and relies on a harmonized dataset covering the period 1985–2021. By mobilizing a variety of econometric and spatial approaches, this research seeks to isolate the specific effects of protection policies, distinguish selection effects from actual causal relationships, and highlight the territorial interdependencies associated with biodiversity conservation. The analyses conducted reveal that the logic underlying the designation of protected areas primarily targets territories of high biodiversity value, but remains partly influenced by local socio-economic considerations. Furthermore, while protected areas may impose certain constraints on territories, and thus on their development, they do not necessarily lead to a loss of tax wealth per capita. By showing that the positive effects of protection often extend beyond the administrative boundaries of the concerned municipalities, this thesis supports a more integrated approach to ecological governance.
Jeudi 20 novembre 2026
à l’IUEM
Amphi D
à 14h


