Max-Régis Ogounchi, présentera ses travaux de thèse en sciences économique portant sur :
Analyse empirique de la transition énergétique dans le secteur résidentiel / Empirical analysis of the energy transition in the residential sector
Mots clés : précarité énergétique, efficacité énergétique, sobriété énergétique.
Keywords : energy poverty, energy efficiency, energy sufficiency.
Résumé : La réduction de la consommation énergétique du secteur résidentiel constitue un enjeu central dans un contexte de transition énergétique et de lutte contre le changement climatique. Pourtant, les comportements des ménages restent marqués par de fortes hétérogénéités qui limitent l’efficacité des politiques publiques. À travers trois chapitres empiriques, cette thèse analyse la demande énergétique résidentielle en France. Le premier chapitre montre que la précarité énergétique constitue une contrainte majeure, affectant non seulement les conditions de vie des ménages mais aussi leur santé physique et mentale, ce qui limite leur capacité d’ajustement. Le deuxième chapitre examine le rôle de la connaissance des labels énergétiques et montre qu’elle agit comme un levier de changement comportemental différencié, efficace principalement pour les logements performants mais largement insuffisant pour les logements dégradés. Le troisième chapitre montre que l’exposition aux risques climatiques réduit la distance psychologique au changement climatique et déclenche des ajustements comportementaux souvent temporaires et concentrés sur des pratiques peu coûteuses. L’ensemble des résultats met en évidence que la demande énergétique ne relève pas d’un arbitrage standard, mais d’un processus où les comportements se regroupent et dépendent fortement des contraintes.
Abstract : Reducing energy consumption in the residential sector is a central challenge in the context of the energy transition and the fight against climate change. Yet household behaviors remain highly heterogeneous, limiting the effectiveness of public policies. Through three empirical chapters, this thesis analyzes residential energy demand in France. The first chapter shows that energy poverty constitutes a major constraint, affecting not only households’ living conditions but also their physical and mental health, thereby limiting their capacity to adjust. The second chapter examines the role of awareness of energy labels and shows that it acts as a differentiated behavioral lever, effective mainly for high-performance dwellings but largely insufficient for degraded housing. The third chapter demonstrates that exposure to climate risks reduces the psychological distance to climate change and triggers behavioral adjustments that are often temporary and focused on low-cost practices. Overall, the results indicate that energy demand does not reflect a standard trade-off, but rather a process in which behaviors cluster and are strongly shaped by constraints.
Rapporteurs avant soutenance :
- Marc BAUDRY Professeur des Universités – Université Paris Nanterre
- Mireille ASSOULINE-CHIROLEU Professeure des Universités – Paris School of Economics
Composition du Jury :
- Patrice GEOFFRON Professeur des Universités – Université Paris Dauphine-PSL
- Natalia ZUGRAVU-SOILITA Professeure des Universités – Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
- Matthieu LEPRINCE Professeur des Universités – Université de Bretagne Occidentale
- Dorothée CHARLIER Professeure des Universités – Université Savoie Mont-Blanc
- Dir. de thèse : Sondès KAHOULI Professeure des Universités – Université de Bretagne Occidentale
- Co-dir. de thèse : Marie-Estelle BINET Professeure des Universités – Université de Bretagne Occidentale
Invité(s)
- Gladys DOUILLY Directrice Générale – Ener’gence : Agence Energie – Climat du Pays de Brest
Aanchal JAIN présentera ses travaux de thèse en sciences économiques portant sur :
Économie des déchets marins : évaluation des sources, des impacts et des réponses des
politiques publiques / Economics of marine plastics: assessing drivers, impacts and policy responses
- Mots clés : Pollution plastique marine, analyse entrée–sortie environnementale, cadre d’analyse en chaînes d’impact, évaluation des politiques publiques, gouvernance des déchets marins
- Keywords: Marine plastic pollution, Environmental input–output analysis, Impact-chain framework, Policy evaluation, Marine litter governance
Résumé : La pollution plastique constitue aujourd’hui un défi majeur pour la pensée économique, révélant les tensions entre des systèmes de production fondés sur la croissance et les limites écologiques de la planète. Les écosystèmes marins sont devenus des réceptacles durables de déchets persistants, tandis que les approches économiques dominantes continuent de traiter cette pollution
comme une simple externalité marginale, fragmentant ainsi le problème et sous-estimant
sa dimension systémique. Cette thèse propose une reconceptualisation de la pollution plastique marine comme un processus socio-écologique systémique inscrit dans l’organisation même de l’activité économique. Ancrée dans l’économie écologique et la soutenabilité forte, elle développe un cadre analytique intégré reliant dynamiques de production et de consommation, fuites environnementales, dégradation écologique et efficacité des politiques publiques. Appliquée au
cas français, la recherche combine un modèle Waste Input–Output étendu à l’environnement,
un cadre d’analyse des chaînes d’impacts et une évaluation multicritère des politiques publiques.
Les résultats montrent que la pollution plastique constitue une conséquence structurelle des
systèmes économiques actuels et qu’elle nécessite des formes de gouvernance fondées
non sur des ajustements marginaux, mais sur une transformation structurelle compatible avec les
contraintes écologiques.
Abtract: Plastic pollution has become a defining challenge for economic thought, revealing tensions between growth-oriented production systems and finite ecological limits. Marine ecosystems now function as long-term sinks for persistent waste, yet dominant economic frameworks continue to treat pollution as a marginal externality, fragmenting the problem and underestimating its systemic nature. This thesis reconceptualises marine plastic pollution as a systemic socio-ecological process embedded within economic organisation. Grounded in ecological economics and strong sustainability, it develops an integrated framework linking production and consumption dynamics to environmental leakage, ecological degradation, and policy effectiveness. Applied to France, the research combines an Environmentally Extended Waste Input–Output model, an impact-chain framework, and multi-criteria policy evaluation. The findings show that plastic pollution is a structural outcome of current economic systems, requiring governance approaches based not on marginal adjustment, but on structural ransformation aligned with ecological constraints.
Rapporteurs avant soutenance :
- Rodica LOISEL Professeure des Universités — Université de Nantes
- Jean-Michel SALLES Directeur de recherche — CNRS
Composition du Jury :
- Examinateurs : Marie-Estelle BINET Professeure des Universités — Université de Bretagne
Occidentale - Examinateurs : Anne-Charlotte VAISSIERE Chargée de Recherche — CNRS
- Dir. de thèse : Matthieu LEPRINCE Professeur des Universités — Université de Bretagne
Occidentale - Co-dir. de thèse : Rémi MONGRUEL Cadre de recherche — Ifremer
Invité(s)
- Co-enc. de thèse : Pierre SCEMAMA Cadre de recherche — Ifremer
- Co-enc. de thèse : Camille LACROIX Chercheuse — Cedre
- François GALGANI Président — association « Échos d’Océans »
Lundi 22 juin 2026
Soutenance de Max-Régis OGOUNCHI
à 9h à L’IUEM – Amphi A
Soutenance Aanchal JAIN
à 14h à l’IUEM – Amphi A



