Aanchal JAIN
Matthieu Leprince (UMR AMURE/UBO)
Pierre Scemama (AMURE/IFREMER) et Rémi Mongruel (AMURE/IFREMER)
50% UBO - 50% CEDRE
La pollution plastique constitue aujourd’hui un défi majeur pour la pensée économique, révélant les tensions entre des systèmes de production fondés sur la croissance et les limites écologiques de la planète. Les écosystèmes marins sont devenus des réceptacles durables de déchets persistants, tandis que les approches économiques dominantes continuent de traiter cette pollution comme une simple externalité marginale, fragmentant ainsi le problème et sous-estimant sa dimension systémique. Cette thèse propose une reconceptualisation de la pollution plastique marine comme un processus socio-écologique systémique inscrit dans l’organisation même de l’activité économique. Ancrée dans l’économie écologique et la soutenabilité forte, elle développe un cadre analytique intégré reliant dynamiques de production et de consommation, fuites environnementales, dégradation écologique et efficacité des politiques publiques. Appliquée au cas français, la recherche combine un modèle Waste Input–Output étendu à l’environnement, un cadre d’analyse des chaînes d’impacts et une évaluation multicritère des politiques publiques. Les résultats montrent que la pollution plastique constitue une conséquence structurelle des
systèmes économiques actuels et qu’elle nécessite des formes de gouvernance fondées non sur des ajustements marginaux, mais sur une transformation structurelle compatible avec les contraintes écologiques.
Abtract: Plastic pollution has become a defining challenge for economic thought, revealing tensions between growth-oriented production systems and finite ecological limits. Marine ecosystems now function as long-term sinks for persistent waste, yet dominant economic frameworks continue to treat pollution as a marginal externality, fragmenting the problem and underestimating its systemic nature. This thesis reconceptualises marine plastic pollution as a systemic socio-ecological process embedded within economic organisation. Grounded in ecological economics and strong sustainability, it develops an integrated framework linking production and consumption dynamics to environmental leakage, ecological degradation, and policy effectiveness. Applied to France, the research combines an Environmentally Extended Waste Input–Output model, an impact-chain framework, and multi-criteria policy evaluation. The findings show that plastic pollution is a structural outcome of current economic systems, requiring governance approaches based not on marginal adjustment, but on structural ransformation aligned with ecological constraints.
Thèse soutenue le 22 juin 2026
Economie

