David Crommelynck
Matthieu Leprince (UBO/AMURE) et Olivier Thébaud (IFREMER/AMURE)
Ecole Normale Supérieure
Cette thèse étudie comment conservation de la biodiversité et développement territorial s’articulent en analysant les effets fiscaux et socio économiques des aires protégées sur les communes françaises. La thèse se distingue par le choix d’une échelle communale, à la fois unité de décision et d’observation des finances locales et s’appuie sur un ensemble de données harmonisées couvrant la période 1985-2021. En mobilisant des approches économétriques et spatiales variées, cette thèse vise à isoler les effets propres des politiques de protection, à distinguer les effets de sélection des causalités réelles et à mettre en évidence les interdépendances territoriales liées à la conservation de la biodiversité. Les analyses menées révèlent que la logique de désignation des aires protégées revient à cibler des territoires à fort enjeu de biodiversité, mais qu’elle reste partiellement influencée par des considérations socio-économiques locales. Par ailleurs, si les aires protégées peuvent engendrer des contraintes sur les territoires et donc sur leur développement, elles n’entraînent pas nécessairement une perte de richesse fiscale par habitant. En montrant que les effets positifs des protections s’étendent souvent au-delà des frontières administratives des communes concernées, cette thèse va dans le sens d’une gouvernance écologique plus intégrée.
Thèse soutenue le 20 novembre 2025
Economie

