Max-Régis OGOUNCHI
Sondès Kahouli et Marie-Estelle Binet (UBO/UMR AMURE)
50% Région Bretagne 50% Brest Métropole
La réduction de la consommation énergétique du secteur résidentiel constitue un enjeu central dans un contexte de transition énergétique et de lutte contre le changement climatique. Pourtant, les comportements des ménages restent marqués par de fortes hétérogénéités qui limitent l’efficacité des politiques publiques. À travers trois chapitres empiriques, cette thèse analyse la demande énergétique résidentielle en France. Le premier chapitre montre que la précarité énergétique constitue une contrainte majeure, affectant non seulement les conditions de vie des ménages mais aussi leur santé physique et mentale, ce qui limite leur capacité d’ajustement. Le deuxième chapitre examine le rôle de la connaissance des labels énergétiques et montre qu’elle agit comme un levier de changement comportemental différencié, efficace principalement pour les logements performants mais largement insuffisant pour les logements dégradés. Le troisième chapitre montre que l’exposition aux risques climatiques réduit la distance psychologique au changement climatique et déclenche des ajustements comportementaux souvent temporaires et concentrés sur des pratiques peu coûteuses. L’ensemble des résultats met en évidence que la demande énergétique ne relève pas d’un arbitrage standard, mais d’un processus où les comportements se regroupent et dépendent fortement des contraintes.
Mots clés : précarité énergétique, efficacité énergétique, sobriété énergétique.
Début de thèse : 01/12/2022
Economie

